Sécurité maritime : exercice African NEMO 2017

1- Exercice African NEMO
Dans la continuité de la première édition tenue à Brest en 2015, le contre-amiral Momar Diagne, chef d’état-major de la marine sénégalaise, a accueilli à Dakar les 19 et 20 septembre 2017 la deuxième édition du Symposium des chefs d’Etats-majors des Marines d’Afrique de l’Ouest et centrale, avec le soutien du ministère français des Armées (DGRIS, EMA, EMM).
Il s’agit de la première initiative de ce type à être accueillie sous l’égide d’une Marine africaine, ce qui illustre l’implication de tous les acteurs dans le processus de développement des capacités de sécurité maritime.
Dans le cadre de la mission Corymbe, l’exercice multinational AFRICAN NEMO a été organisé en amont du Symposium. Le bâtiment de projection et de commandement « Dixmude » en était le coordonnateur.

2- Exercice avec la marine togolaise
La présence d’un bâtiment de guerre français dans les eaux togolaises est toujours l’occasion de réaliser un exercice conjoint avec le Togo. La préfecture maritime et la marine nationale togolaise ont participé lundi 11 septembre dans l’après-midi à un exercice baptisé « African NeMo » dans lequel le bâtiment de projection et de commandement « Dixmude » simulait un navire en action de pêche illégale à une vingtaine de milles marins de Lomé.
A réception d’un message de renseignement, la marine togolaise fait appareiller le patrouilleur « OTI » chargé d’intercepter le contrevenant. Guidé par le Centre des Opérations de la Marine, il se trouve rapidement en contact avec le navire suspect.
Après interrogation du suspect et réception des premiers éléments, le Capitaine de Vaisseau Néyo Takougnadi, préfet maritime, décide d’activer les différentes cellules de la préfecture maritime.
Face à ce navire peu coopérant qui donne des informations erronées ou incomplètes, le préfet maritime ordonne une enquête de pavillon.
L’équipe de visite de l’ « OTI » est chargée de cette tâche.
Après sécurisation du navire et embarquement de membres des autres administrations (direction des pêches, gendarmerie maritime…), l’enquête de pavillon révèle de nombreuses irrégularités.
Fort de ces informations, le préfet maritime ordonne une fouille de la cargaison. Là encore, des irrégularités sont mises à jour.
Ce nouvel élément entraine un déroutement fictif du navire de pêche vers Lomé pour enquête complémentaire et fouille approfondie.
Cet exercice de coopération pluriannuel a offert l’opportunité de développer et renforcer les structures de sécurisation maritime basées sur le processus de Yaoundé.
D’une durée de 5 heures, il a permis aux administrations impliquées dans l’Action de l’Etat en Mer de travailler en synergie.

Dernière modification : 22/09/2017

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